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mOi & les autRes petites persOnnes







moi  et  les autres
petites  personnes
on voudrait savoir
pourquoi on  n'est
pas  dans  le  livre
en plus, c'est la première fois
que je mets mes bras comme ça 


La petite persOnne, je l'ai rencontrée, comme tout le monde, au coin de facebook, je ne sais plus quand.
Je l'ai suivie, et je m'y suis sacrément attachée. C'est que je la trouve fine, et sensible, et drôle, et touchante, et bon sang, loin d'être con.

Bref, lire ce bouquin, c'est une petite jubilation qui t'arrache entre sourires et soupirs.
Et qui te donne envie d'y retourner.
Et puis ce qui est drôlement bien, c'est que tu peux lui dessiner la caboche que tu veux à ta petite personne à toi, à la fin. Si, si, il reste des pages pour.
Et c'est ainsi que toutes les petites personnes de ta maison se retrouvèrent heureuses et réunies.
Peut-être

(*c'est quoi une petite personne ? c'est un gribouillis de ta tête, ou de ton âme, qui parle)

Je te le dis tout de go : idéal au pied du sapin.
Nan, pas pour le caler, pour faire cadeau, banane !

moi et les autres petites personnes
on voudrait savoir pourquoi on n'est
pas dans le livre
en plus c'est la première fois que je mets mes bras comme ça

de l'excellentissime* pErrine rOuillon
(* si, si, je pèse mes mots, bravo, bravo)

ça coûte 19euros et c'est aux éditions thiErry maRchaisse






il plEut des vaches qui pissent



Que je te raconte ce qui m'est arrivé avec ce petit bouquin là. Non, non pas une péripétie, un petit bonheur.
Je ne lui connaissais que la couverture, mais le titre me paraissait prometteur, et le pitch – de la malmenaison des expressions populaires françaises – parfait pour le petit cadeau que je voulais faire. Parce que l'amie à qui il était destiné collecte les petites phrases qu'on fourche inopinément et les accroche avec une jubilation consciencieuse dans ses toilettes (« toi, tu vas dans mes toilettes ! » ). Les murs n'ont plus de place, évidemment, elle a dû en faire un tumblr.
Un petit bouquin sur mesure donc.


Qui arrive tout cellophané chez « mes » libraires.
Je le décellophanise dans le métro. Fô bien que je sache ce que j'offre tout de même, n'est ce pas ?!
Et je commence.
D'abord je souris.
De plus en plus large.
Puis mes épaules se sont mises à tressauter en même temps que j'enfonçais mon menton dans mes trois épaisseurs d'écharpe (c'est le Nord ici j'te rappelle). Pour tenter de rester discrète (ceux qui connaissent mon rire te diront tout de suite que c'est vain, archi-vain).
Le rire a fini par s'échapper, par vagues, de dessous les écharpes.
Et j'ai fini par pleurer. De rire.
J'ai presque eu peur de finir en vidéo virale sur FB quand j'ai vu s'esquisser des sourires sur la banquette en face, mais non, chacun est resté dans sa vie.
Personne ne m'a même demandé le titre du bouquin, j'en ai presque été déçue.

Tu veux le titre ?
C'est « 
Il pleut des vaches qui pissent »,
de 
Emmanuel Blervaque, Laurent Ribet et Stéphane Ellias,
c'est sorti l'année dernière je crois, aux éditions du 
Monte en l'air (les bien-nommées).
Peut-être tu vas être déçu, j'ai le rire facile, encore plus quand j'ai la fatigue qui me lamine le cervelet, et là, je suis ex-té-nu-ée, peut-être que toi tu n'esquisseras qu'un sourire.
Mais moi je file le racheter !


P.S. : existe en page FB, là :




sébAstien fAyard fait des tRucs

Sébastien Fayard fait des trucs
et ça me fait marrer.
C'est débile comme j'aime, un gros surkiffe même !
Débile ici ça veut dire absurde. De la chose au pied de la lettre. Une sorte de détournement.
Bref, je te montre.
Ça s'appelle Sébastien Fayard fait des trucs,
c'est chez Yellow Now / Côté photo
et ça coûte 16 euros.

Existe aussi en format page FB
*pour les photos sans légende (elles sont sur la page précédente ou suivante)
Sébastien Fayard va lire dans tes pensées.
Sébastien Fayard va faire des pointes sur l'autoroute (pardon, je ris toute seule).



 



le deStin tragique d'odEtte léGer et de son mari rObert

Ça dit :
"Cette histoire se déroule sur environ un demi-siècle, du début des années 1960 jusqu'au matin de Noël 2013.

Elle a pour cadre la rue du Chancelier-Rollin à Montceau-les-Mines et plus précisément le numéro 13 où habitaient Odette et son mari Robert, le coiffeur pour hommes du quartier .

Ils se sont installés juste après la guerre pour prendre la succession de monsieur Maréchal. Ce dernier appelait mon frère Bernard "Berniflard Boutonibus". Cela mis à part, son comportement était tout à fait normal.

Les papiers de Robert avaient été détruits pendant la guerre, ce qui faisait dire aux mauvaises langues du quartier qu'il n'avait jamais obtenu son C.A.P. Toujours en mouvement, il était curieux de tout et n'hésitait jamais à sortir dès qu'un bruit attirait son attention, délaissant son client aussi longtemps qu'une scène l'intéressait.

J'ai grandi dans la maison située exactement en face de leur salon de coiffure. Devant ce spectacle toujours imprévisible de leur quotidien pas si ordinaire, je ne pouvais que photographier."


C'est Francois Bouton qui dit ca, l'auteur-phorographe (ou bien on dit le photographe-auteur ?), de ce roman-photo qu'un Marco Lamensch (mais si, l'un des créateurs de Strip-Tease, l'émission) ne renierait pas
Je ne te recopie pas le post-face de l'éditrice, c'est trop long, mais sache qu'elle était joyeusement hilare en découvrant l'objet dans son enveloppe.
Et je suis bien d'accord, c'est drôle, tendre, émouvant, un brin moqueur mais pas deux (de brins moqueurs. C'est pas de la raillerie sauvage quoi).

Voilà, ça s'appelle
Le destin tragique d'Odette Léger et de son mari Robert
et c'est aux editions 
le bec en l'air.
Et ça coûte 28 euros.